Actualités

Samedi 17 février, BDS FRANCE organisait une journée nationale d'action.

Le collectif 69 Palestine et BDS-France ont alors organisé la campagne de Boycott des enseignes Carrefour. Sur les marchés et devant plusieurs Carrefour de l'agglométation (Vénissieux, Villeurbanne, Vaulx en Velin), des militants ont distribué des tracts et informé les gens du role de Carrefour dans le soutien à l'armée israélienne, et donc au génocide en cours, et à l'occupation illégale de la Palestine. Plus d'infos ici

Samedi 10 février 2024 - place Bellecour à Lyon
Une nouvelle fois, un millier de sympathisant.e.s de la cause palestinienne se sont retrouvés, à l'appel du Collectif 69 de soutien au peuple palestinien pour exiger le cessez le feu à Gaza, pour crier leur indignation devant la passivité et (ou)  la complicité affichée de nombreux gouvernements avec Israël.

 

Plus d'une centaine de panneaux avec les visages et les noms de Gazaouis enfants, adultes, personnes âgées mortes sous les bombes israéliennes ont attiré l'attention des nombreux passant qui traversaient la place Bellecour.

 

Bravo aux adhérent.e.s de Couleurs Palestine présent.e.s qui ont bravé la pluie battante pour afficher une fois encore leur soutien aux habitants martyrisés de Gaza et à l'ensemble du peuple palestinien !

NOUS NE LES ABANDONNERONS PAS

 

MANIFESTATION  à  GENEVE

 

Samedi 3 février avait lieu à Genève à l’appel du député LFI  de Savoie Jean-luc Coulomme une marche pour exiger la paix et le respect du droit international à Gaza. Initiative à laquelle se sont joints les groupes locaux AFPS des départements voisins de la Suisse et le Collectif 69 de soutien au peuple palestinien dont une dizaine de membres parmi lesquels un militant de Couleurs Palestine 69 ont fait le déplacement.

Ce sont finalement plus de 2000 manifestant.e.s selon « La Tribune de Genève » qui se sont regroupés à 14h au bord du lac, face au Mont Blanc, devant le palais Wilson. Après plusieurs prises de parole dont celle sur la Cour Pénale Internationale au nom du Collectif 69, celle d’une militante de l’UJFP et celle de la présidente nationale de l’AFPS, le cortège des manifestant.e.s s’est dirigé vers le Haut Commissariat de l’ONU aux Droits de l’Homme pour finir devant le siège de l’ONU où d’autres prises de parole ont eu lieu dont celle du précédent maire de Genève, de Livia Zbinden vice-présidente du conseil municipal de Genève, d’un membre du Collectif juif décolonial Tsedeki et en clôture celle de jean luc Mélenchon toujours aussi percutant :

"A cet instant, des femmes, des hommes, des enfants, des familles, par milliers, centaines de milliers vivent sous ls bombes, le massacre, les crimes, la frayeur et de cet enfer monte la clameur du peuple, la nôtre. ...Le seul cri que nous voulons pousser à cet instant est CESSEZ LE FEU !!! Notre devoir est de hurler, de protester et d’exiger le CESSEZ LE FEU !!!"

 

La conférence de Gilles Devers, avocat qui a déposé plainte auprès de la CPI avec 500 autres avocats, qui devait avoir lieu jeudi 1er février, a été annulée 2 fois par la préfète du Rhône, à la demande du CRIF.

Cette conférence avait été initialement organisée par des étudiants de Lyon2, dans les locaux de l'Université, puis, suite à l'annulation au motif de risque de troubles pour les étudiants juifs, avait été programmée à la bourse du travail. Mais cela n'a pas empêché la préfète de trouver un nouveau motif pour l'annuler, le jour même!

L'état, aux ordres du CRIF, empêche toute expression sur le conflit en cours et censure toute critique sur le comportement de l'état d'Israël.

Samedi 27 janvier 2024, place Bellecour, un millier de personnes était rassemblé pour réclamer un cessez le feu immédiat et définitif à Gaza

 

Diverses actions ont alimenté ce rassemblement :

- Panneaux « Cessez-le-feu » en grandes lettres tenues par les militants,

- 50 photos de gazaouis assassinés,

- Rouleau de papier sur lequel les participants ont écrit des messages,

Et une magnifique exposition de 120 portraits de palestiniens assassinés.

Samedi 20 janvier Une marche pour Gaza a rassemblé de nombreux manifestants.

Le 17 janvier a eu lieu une conférence intitulée "Est-ce que la France vend des armes à Israël"? avec l'Observatoire des armements 

Voir l'article de l'Observatoire des armements

Samedi 13 janvier 2024 des citoyens étaient réunis place des Terreaux pour soutenir le peuple de Gaza et demander l'arrêt immédiat du génocide en cours.

 

Devant l'Hôtel de Ville, des portraits de victimes sont encadrés, posés au sol devant des bougies. La vie de quelques uns de ces milliers de Palestiniens est lue au micro : c'étaient des enfants, ils buvaient le thé lorsqu'un missile les a assassinés, c'était des nourrissons hospitalisés tués par des militaires israéliens, des jumelles de 15 jours tuées par un missile, un handicapé mort de famine, une famille de 53 personnes mortes sous les bombes, un jeune homme battu à mort par des israéliens, 30 personnes enfants, femmes, personnes âgées, tuées à bout portant par les soldats israéliens, une femme enceinte blessée par les soldats qui l'ont laissée se vider de son sang, .... ce n'était pas seulement des nombres, c'était des être humains lâchement assassinés par les israéliens.

 Gaza est un cimetière pour les journalistes : 113 journalistes ont été tués dans la bande de Gaza en 99 jours. Ils sont ciblés spécifiquement pour les empêcher de témoigner sur le génocide en cours.

Gaza est un cimetière pour les soignants

Gaza est un cimetière en prison

 

Vendredi 29 décembre, une veillée pour la Palestine était organisée par le collectif 69 pour la Palestine.

 

Portraits de palestiniens assassinés sous les bombes israéliennes.

Des êtres humains, pas des nombres. Des êtres qui avaient une vie.

 

Nous devons rester mobilisés face au carnage, au génocide en cours. 

Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas.

lun.

19

févr.

2024

Les médecins des hôpitaux de Gaza lancent un SOS au monde entier

 

Extraits de l'article de Médiapart du 15 février 2024 à 20h54:

 

Les médecins des hôpitaux de Gaza lancent un SOS au monde entier

Plusieurs médecins et humanitaires exerçant dans différents hôpitaux du sud de la bande de Gaza décrivent à Mediapart une situation « apocalyptique » et appellent à l’aide.

 

Ils dénoncent, sous couvert d’anonymat pour des raisons de sécurité, un « carnage », un « massacre », une « boucherie », et lancent un SOS au monde entier, à la communauté internationale au nom des Palestiniennes et des Palestiniens qui se sentent « abandonnés » et qui « ne comprennent pas pourquoi on laisse faire Israël ». 

...

Des enfants, des femmes, des vieillards aux corps déchiquetés, brûlés, polytraumatisés, perforés par les bombes, les balles. Des opérations et des amputations à la chaîne à même le sol dans le chaos, la saleté, sans anesthésie. Des infections faute de pouvoir changer les pansements régulièrement et faute de matériel. Des hurlements, des larmes de douleur, d’épuisement. 

...

 

Cette guerre – que les journalistes internationaux ne peuvent pas couvrir sur place, Israël leur interdisant l’accès – a provoqué à ce jour plus de 28 650 morts et plus de 68 000 blessés, majoritairement des civils, des femmes, des enfants.

 

Lire l'article sur le site de Médiapart

 

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dim.

18

févr.

2024

Pourquoi faut-il boycotter Carrefour

Pourquoi_boycotter_Carrefour_2024-02.pdf
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dim.

18

févr.

2024

URGENT : PALMED A BESOIN DE DONS ET MÉDICAMENTS

Nous relayons l'appel de PALMED, une association de médecins palestiniens en Europe.

 

21 médecins de l'association PALMED France, en mission médicale dans la bande de Gaza depuis le 22 janvier 2024, sont rentrés en France mardi 6 février 2024.

Le Professeur Raphaël Pitti, ancien médecin militaire et spécialiste réputé en médecine de guerre et médecine humanitaire a dirigé cette première mission et nous livre un témoignage glaçant d'une population déshumanisée et abandonnée à son propre sort :

https://youtu.be/VNNl0hUC7vM?si=ZvYov_sTZtVhpVe5

  

Une nouvelle délégation de soignants partira à Gaza le 20 Février.

 

PALMED A BESOIN DE DONS 

 

Il est préférable de recevoir des dons afin de permettre une meilleure gestion du matériel et d'avoir des produits dont la date de péremption n'est pas dépassée (cas trouvé lors de précédents dons).

 

Les dons serviront à l'achat des thérapeutiques manquantes faisant suite à une demande urgente sur place par les soignants de l'hôpital Européen.

 

➡️ *CHAQUE EURO EST IMPORTANT !* ⬅️

 

👉 *Pour faire un don* : https://palmedeurope.fr/

 

L'argent récolté permet d'acheter le nécessaire en Egypte et aux alentours afin de soigner les gazaouis dans les 10 centres médicaux fixes et 7 centres mobiles sur Rafah et aux alentours.

 

 

Ces structures médicales sont dirigées par des médecins, infirmiers et tout personnel soignant n'exerçant plus dans les hôpitaux initiaux détruits par Israël et recrutés par PalMed. 

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sam.

17

févr.

2024

Edgar Morin déplore « le silence du monde face au carnage à Gaza »

Si les apparitions d’Edgar Morin se font rares, celle-ci restera sans doute comme l’une des plus marquantes. « Je suis à la fois ahuri et indigné par le fait que ceux qui représentent les descendants d’un peuple qui a été persécuté pendant des siècles (…) puissent non seulement coloniser tout un peuple (…) mais en plus, après le massacre du 7 octobre, se sont livrés à un véritable carnage, massif, sur les populations de Gaza ».

Les yeux brillants et la voix aiguë, appuyant chacun de ses mots, le philosophe et sociologue français de 102 ans a livré un court plaidoyer le samedi 10 février devant une salle comble au Festival du livre africain de Marrakech, où il était l’invité d’honneur, déplorant « une tragédie horrible ». L’offensive israélienne a fait plus de 28.000 morts à Gaza depuis le début de la guerre il y a plus de quatre mois, selon le ministère de la Santé géré par le mouvement Hamas.

Juif résistant

Le message est d’autant plus fort qu’il provient d’un fils d’immigrés juifs originaires de Salonique, né Edgar Nahoum, et qui a rejoint la Résistance en 1943 en tant que lieutenant dans les Forces françaises combattantes formées par le général de Gaulle, adoptant par la suite son nom de résistant, Morin. Influencé par Marx, celui qui a étudié la philosophie, la psychologie, la sociologie et l’histoire de la science politique a toujours eu l’ambition de devenir ce qu’il appelle un « humanologue », ou de comprendre ce qu’est l’humain en croisant les savoirs.

 

L’extrait en question a été partagé des dizaines de milliers de fois sur X, où l’humanité de l’intellectuel a été largement saluée, y compris par certains responsables politiques français, à gauche sur l’échiquier. « Edgar Morin pense et parle juste pour le compte de tous ceux à qui il reste un sentiment humain face au génocide à Gaza » a loué sur X le chef de fil de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon. « Un siècle et un regard capable de s’indigner encore, de condamner les silences », a tweeté de son côté Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste.

 

Dans une récente tribune au Monde, Edgar Morin s’était déjà exprimé sur la tragédie de Gaza, tout en s’alarmant de la multiplication des conflits dans le monde et du réchauffement climatique. « Les crises s’entretiennent les unes les autres dans une sorte de polycrise écologique, économique, politique, sociale, civilisationnelle qui va s’amplifiant », avait-il écrit, avant d’appeler à « la résistance fondamentale de l’esprit » contre « la haine et le mépris ». 

Dans sa dernière intervention, le sociologue a ainsi dénoncé « le silence du monde, le silence des États-Unis protecteurs d’Israël, le silence des États arabes, le silence des États européens qui se prétendent défenseurs de la culture, de l’humanité, des droits de l’homme ». Avant de conclure : « La seule chose qui reste, si on ne peut pas résister de façon concrète, c’est de témoigner ».

 

sam.

17

févr.

2024

NOMINATION DU THEATRE DE LA LIBERTE POUR LE PRIX NOBEL DE LA PAIX

Communiqué du Freedom Theatre de Jénine

ANNONCE DE LA NOMINATION
DU THEATRE DE LA LIBERTE
POUR LE PRIX NOBEL DE LA PAIX


Nous sommes honorés d'annoncer que le Freedom Theatre est nominé pour le Prix Nobel de la Paix.

Le Freedom Theatre est un mouvement artistique qui a vu le jour grâce à l'effet collectif de
milliers de personnes, à partir du camp de réfugiés de Jénine en Palestine, et qui s'est répandu
dans le monde entier.

Nous continuons à être inspirés par la vision de nos cofondateurs, Juliano Mer Khamis, assassiné en
2011, et Zakaria Zubeidi, actuellement détenu dans une prison de l'occupation israélienne.


Ensemble, ils ont rêvé d'une nouvelle génération d'artistes qui, depuis le cœur du camp de Jénine,
élèveraient leurs voix contre la discrimination, l'occupation et l'oppression.

Notre mouvement d'enfants, d’adolescents, de femmes et d'hommes continue de se renforcer, malgré les
incursions incessantes dans le camp de Jénine et les attaques contre notre théâtre.

Aujourd'hui, cela fait deux mois que notre producteur, Mustafa Sheta, a été arrêté par l'armée
israélienne et emprisonné sans procès ni motif d’inculpation.
Mustafa est l'un des nombreux membres de notre équipe qui sont prêts à sacrifier des mois de liberté
à la défense de la liberté d'expression pour tous.


Nous continuons à exiger la libération de Mustafa, celle de tous les artistes et celle des
prisonniers palestiniens.

Cette nomination est l'occasion de remercier chaque enfant de Palestine qui, depuis la scène du
Théâtre de la Liberté, nous inspire et nous incite à continuer à rêver.

Nous profitons de ce moment pour nous souvenir et célébrer la vie de nos trois enfants participants,
Mahmoud Al-Sadi, 17 ans, Sadeel Naghniyeh, 15 ans, et Yamen Mahmoud Nabil Jarrar, 17 ans, tués par
l'armée israélienne.


Nos planches continuent de résonner de leurs rires, de leurs espoirs et de leur imaginaire.

Nous remercions tous les artistes, collègues et étudiants dont le courage, la créativité et les
envolées magiques ont planté les racines profondes à partir desquelles notre famille continue de
grandir et de s'épanouir.

Nous profitons de ce moment pour nous souvenir et célébrer la mémoire de Jehad Naghniyeh et de
Mohammed Matahen, tués par l'armée israélienne en novembre. Nous nous souvenons également de Mariam
Abu Atyah (Um Mohammed), la mère de notre théâtre, et de Rabea Torokman, l'une de nos premières
étudiantes, toutes deux décédées.


Leur absence fait peser un lourd silence, mais nos souvenirs sont remplis de leurs espiègleries et
de leur gaieté.

Nous remercions tous les groupes d'amitié internationaux, les partenaires et les artistes qui
travaillent sans relâche pour transmettre au monde le message d'espoir du camp de Jénine.
Vos messages d'attention, de solidarité et de détermination nous reviennent en retour et renforcent
notre détermination dans les moments les plus sombres.

Alors que des massacres quotidiens ont lieu à Gaza, que les incursions se poursuivent dans le camp
de Jénine et en Cisjordanie, et que les Palestiniens sont persécutés de la rivière à la mer, nous
demandons instamment à chacun d'appeler à la fin du génocide des Palestiniens et de se lever pour
l'égalité, la justice et la libération.

Juliano rêvait que la troisième Intifada soit culturelle.
Nous remercions tous ceux qui ont fait de ce rêve la réalité d'aujourd'hui.


Freedom Theater, le 13 février 2024

ven.

09

févr.

2024

L'UNWRA un témoin indésirable (le Monde diplomatique)

La concomitance est frappante, pour ne pas dire dérangeante. Le 26 janvier, alors que la Cour internationale de justice (CIJ) venait d'évoquer un « risque plausible de génocide » à Gaza et d'ordonner (...)
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Khan Yunis, Gaza, le 25 octobre 2023. Une école de l'UNRWA sert de refuge aux Gazaouis qui fuient les bombardements israéliens.

SOPA Images Limited/Alamy Live News

La concomitance est frappante, pour ne pas dire dérangeante. Le 26 janvier, alors que la Cour internationale de justice (CIJ) venait d'évoquer un « risque plausible de génocide » à Gaza et d'ordonner cinq mesures conservatoires à Israël, les États-Unis ont annoncé la suspension de leur aide à l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). Une quinzaine d'autres contributeurs dont le Canada, le Royaume-Uni, l'Italie ou l'Allemagne leur ont aussitôt emboîté le pas. La France, pour sa part, a indiqué de façon sibylline, qu'elle n'avait « pas prévu de nouveau versement au premier trimestre 2024 » et déciderait « le moment venu de la conduite à tenir ». En cause, les graves accusations portées par un document établi par les services secrets israéliens contre douze employés de l'UNRWA, soupçonnés d'avoir pris part à l'assaut du Hamas en Israël le 7 octobre 2023. Or, c'est en se basant, entre autres, sur des documents établis par l'agence onusienne que la CIJ a rendu son verdict du 26 janvier.

Avant même que des fuites du rapport de Tel-Aviv ne soient orchestrées dans la presse américaine, l'UNRWA avait pris les devants en rendant publiques les allégations incriminant ses salariés en même temps qu'elle annonçait leur révocation et l'ouverture d'une enquête. Cette tentative de déminage n'a pas suffi à désamorcer la crise.

Créée en 1949 pour fournir assistance et protection aux plus de 700 000 Palestiniens déracinés par la Nakba, cette institution n'a jamais cessé d'être critiquée par Israël qui voit en elle une organisation perpétuant ad vitam æternam le statut des réfugiés. Mais les nouveaux reproches sont d'une virulence inédite. L'UNRWA serait « fondamentalement compromise » avec le mouvement islamiste du Hamas, a lâché le 30 janvier M. Eylon Levy, le porte-parole du gouvernement israélien. « Dix pour cent des 12 000 employés de l'UNRWA dans la bande de Gaza [l'UNRWA chiffre ses effectifs à 13 000 personnes] sont des agents du Hamas ou du Jihad islamique », a-t-il indiqué, citant le rapport d'intelligence éventé par la presse américaine.

Après avoir à son tour étudié ce document, la chaine d'information en continu britannique Sky News a estimé que certaines affirmations des services secrets israéliens, par ailleurs mis en cause pour n'avoir pas anticipé l'attaque du 7 octobre, n'étaient étayées d'aucune preuve. C'est pourtant bel et bien sur sa base que seize pays ont gelé leur aide à l'UNRWA.

Considéré comme une punition collective infligée aux habitants de Gaza par les soutiens de la Palestine, la suspension de ces financements (d'un montant total de 440 millions de dollars, soit plus de la moitié de son budget en 2023) pourrait, selon l'agence, mettre en péril ses activités d'ici à la fin février, non seulement dans la bande de Gaza mais aussi dans ses autres régions d'intervention, en Cisjordanie, au Liban, en Jordanie et en Syrie. Dans ce contexte, la Norvège, l'Espagne, l'Irlande, la Belgique et la Nouvelle-Zélande se sont engagées à maintenir leurs contributions.

Consulter ce telex en ligne : L'UNRWA, un témoin indésirable ?
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© Le Monde diplomatique, février 2024

ven.

09

févr.

2024

7 février 2024 : Nouveau témoignage de notre ami Ziad

 

Bonjour de Gaza la dévastée

Bonjour de Gaza l’abandonnée par le silence complice du monde officiel

Imaginez-vous : Des dizaines de milliers de Palestiniens de Gaza mangent actuellement un repas tous les trois ou quatre jours

Il n’ y a rien sur les marchés de Gaza

Les parents restent toute la journée dans les marchés pour chercher à quoi nourrir leurs enfants, et souvent ils rentrent les mains vides.

Le problème qu’il n’y a aucune organisation internationale ou association locale ou des personnes solidaires qui s’occupent de ces personnes déplacées et sans-abri, devenues démunies et dans le besoin. Les aides humanitaires internationales n’entrent pas dans le nord de la bande de Gaza notamment. Terrible ! La souffrance s’accroit pour tous les habitants de cette région détruite par l’occupation.

Les groupes de solidarité avec la Palestine et les personnes de bonne volonté partout dans le monde qui proposent des aides et des dons pour les citoyens de Gaza, je vous remercie beaucoup et je vous informe que tout est fermé à Gaza. Tout est bloqué actuellement. Les banques et les agences bancaires sont fermées depuis plus de quatre mois. La vie est paralysée totalement. Il faut se méfier de quelques arnaqueurs qui essaient de profiter de cette situation horrible pour toute la population civile. La communauté internationale officielle devrait bouger pour sauver la vie de ces palestiniens toujours vivants qui sont en train de supporter l’insupportable et de survivre devant une situation humanitaire catastrophique et qui sont en train de mourir de faim et de bombardements poursuivis jours et nuits depuis 125 jours. Jusqu’à quand ?

1 commentaires

lun.

29

janv.

2024

Ziad MEDOUKH

De notre ami Ziad Medoukh

Bonjour de Gaza la détruite et Gaza la dévastée.

Croyez -moi : ma détermination, mon courage, ma résilience, ma patience, et mon optimisme n'arrivent pas à dépasser ma détresse totale.

Après presque quatre mois depuis le début de cette agression horrible de l'occupation contre la population civile de la bande de Gaza, la situation sur place est de plus en plus catastrophique et terrifiante.
La vie est un goût amer, en fait, il n'y a pas de vie à Gaza
La vie est paralysée totalement
Il n' y a rien : ni nourriture, ni eau, ni médicaments, ni électricité, ni gaz , ni lait, ni pain, ni fruits, ni légumes, ni viande, ni poulet, ni poissons, ni moyens de transport, ni logement et ni perspectives.
Des milliers d'élèves sont privés de leurs cours, et des dizaines de milliers d'étudiants sont privés de leurs études .
Des milliers de fonctionnaires, d'employés et d'ouvriers sont privés de leur travail et de leurs salaires.
Rien ne fonctionne à Gaza actuellement: aucune administration et aucun commerce.
Je suis très triste
Je suis malheureux, je souffre au quotidien comme tous les habitants de cette région dévastée et laissée à son sort par une communauté internationale officielle complice
Et je suis en train de supporter l'insupportable
J'ai décidé d'écrire ce témoignage pour partager ma peine avec vous les amis et les solidaires de bonne volonté, vous êtes mon seul confort dans cet enfer quotidien
Quand j'ai un accès à internet, j'essaie de donner des nouvelles, le problème que pour arriver à un point internet je dois marcher deux kilomètres et devant ce point, il y a un monde fou et que chacun à le droit à trente minutes seulement , tout le monde veut avoir des nouvelles de sa famille au sud et le réseau de communication est souvent perturbé et détruit par les bombardements
Je vois vos très nombreux messages de soutien et de sympathie-les personnes qui proposent des aides et des dons , je vous remercie beaucoup, je disais toujours que le plus important c'est la solidarité morale et politique, en plus, moi je suis un simple citoyen palestinien de Gaza, je vis comme tous les habitants, et je ne veux pas être privilégié avec mon réseau et mes nombreux amis et connaissances
-même si je ne réponds pas car le réseau internet est très faible, mais vos messages me soulagent moi le citoyen palestinien de Gaza qui a perdu tout et qui essaie de survivre avec le peu d'espoir qui lui reste.
Mon quotidien est très difficile et très compliqué.
C'est vrai que j'ai vécu beaucoup de guerres , d'agressions, d'offensives et de carnages.
Mais je n'a jamais vécu une situation horrible comme celle-ci depuis mon enfance.
Actuellement, déplacé d'un quartier à un autre et d'une maison à une autre chez les proches et les cousins, car les bombardements se poursuivent jour et nuit partout dans cette prison à ciel ouvert et fermé, et les chars peuvent arriver dans n'importe quel quartier à tout moment.
Le problème que dans chaque foyer il y de 30 à 40 personnes qui y habitent entre habitants et déplacés, et on doit faire face à cette situation exceptionnelle.
Je suis devenu sans domicile et sans-abri et je dois accepter tout dans ces maisons d'accueil.
Je ne peux pas ni lire ni écrire dans ces maisons, à cause du bruit,et la présence de dizaines de personnes ,en plus, j'ai perdu mes ordinateurs et ma bibliothèque avec ses 3000 milles livres en français après la destruction de mon appartement début décembre dernier, je n'ai rien pu récupérer de mes affaires, mes vêtements, mes diplômes, mes livres publiés , mes recherches et mes cours.
Tout le monde rentre chez lui avant 17h , et on dort vers19h , le soir on allume avec des lambes qu' on les rechargent le matin avec les panneaux solaires, heureusement qu' l y a toujours du soleil à Gaza, en fait les panneaux solaires ont beaucoup aidé les habitants de Gaza pour avoir un peu de lumière en rechargeant leurs lampes, leurs batteries et leurs téléphones portables pendant cette période d'obscurité et de panne électrique depuis le début de cette agression début octobre dernier.
Pour moi, la nuit, je n'arrive pas à dormir, je pense à mon frère assassiné avec toute sa famille, et je pleure seul, je reviens à mes beaux souvenirs avant cette agression, j'essaie de rêver et d'espérer un meilleur avenir, mais en vain.
Moi, qui remontais le moral des jeunes et des enfants de Gaza traumatisés, je suis devenu sous le choc et traumatisé par le succession des événements tragiques qui ont frappé ma famille et tous les citoyens de Gaza ces derniers mois, et je ne trouve personne pour effacer mes larmes et pour calmer ma colère énorme.
Mon cœur saigne tout le temps.
Croyez-moi, je ne suis pas pessimiste, et j'aime beaucoup la vie comme tout le peuple palestinien, mais sur place , notre contexte est inimaginable, inacceptable et horrible !
Pour la nourriture , on mange un seul repas par jour et quelques fois un repas tous les deux jours, il n'y a rien sur les marchés pour manger, souvent une assiette de riz et quelques morceaux de pain , et si on boit une tasse de café ou du thé, c'est un luxe pour nous.
Dans chaque maison, les hommes et les femmes s'activent pour préparer le repas en utilisant le feu de bois, parce qu'il n'y a pas de gaz
Ce n'est pas l'argent qui manque mais les produits alimentaires et essentiels, car depuis 4 mois aucun produit entre à Gaza et il n' y a pas d'aides humanitaires qui arrivent dans le nord de la bande de Gaza
En plus, il n'y a aucune organisation internationale ou association locale qui s'occupent des personnes démunies et déplacées qui sont très nombreuses actuellement dans la bande de Gaza
Selon un dernier rapport des Nations-Unies début janvier 2024 , 90% des habitants de Gaza souffrent de l'insécurité alimentaire.
Les gens ici ont commencé à mourir de faim.
Sans oublier que les prix sont multipliés par dix , et les rares produits disponibles sont très chers
Une petite bouteille d'eau minérale coûte actuellement à Gaza 5 euros, auparavant son prix ne dépassait même pas 0,10 centièmes
Un kilo de riz qui coûtait 2 euros est passé à 10 euros , un kilo de farine 12 euros avant on l'achetait à 1 euros, et un œuf vaut 3 euros, alors que le plateau de 30 œufs coûtait 4 euros avant l'agression.
Tout est très cher à Gaza, et rien n'est disponible sur les marchés.
S'ajoute à tout cela, qu'il n' y pas ni fruits ni légumes, en fait, tous les terrains agricoles au nord de la bande de Gaza ont été détruits .
Pour l'eau pas d'eau potable pour boire, et même l'eau à usage domestique n'arrive pas dans les robinets, et on l'achète très cher de quelques stations qui fonctionnent encore, car plusieurs puits d'eau ont été détruits.
Plusieurs maladies contaminées touchent les habitants.
Le pire est qu'il n' y a aucune autorité , aucun gouvernement et pas de services municipaux qui gèrent et qui contrôlent la situation très critique.
Chacun se débrouille seul pour survivre.
Par contre, les Palestiniens de Gaza sont solidaires entre eux, mais quelquefois, les gens n'ont rien pour donner, parce qu'il n'y a rien sur place.
Le matin, le souci de chacun est de cherche à quoi nourrir sa famille et cherche de l'eau avec énormément de difficultés
Quand je marche dans les rues de Gaza, je deviens très malheureux, car dans chaque quartier, il y a des maisons, bâtiments, immeubles et infrastructures civiles détruits et endommagés.
J'apprends chaque jour l'assassinat de mes cousins , proches, amis, collègues, voisins et étudiants, ça me rend très triste car je suis impuissant et je ne peux pas dire un mot de condoléances à leurs familles.
Le sentiment d'impuissance est horrible
Imaginez-vous , il n'y aucune boulangerie ni magasin, ni pharmacie, ni restaurant et ni café ouvert.
Et le pire que les gens ici sont très tristes, ils sont préoccupés par leur quotidien tragique, ils pensent à leurs proches disparus et ils essaient de chercher de la nourriture et de l'eau pour leurs enfants, personne ne parle à personne, aucun échange, aucun sourire, tout le monde est sous le choc ; dans chaque famille, il y a des morts, des blessés, des déplacés et des maisons détruites
Quelques fois, je me demande comment les gens ici font pour survivre et pour exister toujours.
Pour la situation sanitaire , elle est dramatique, aucun hôpital fonctionne , tous les hôpitaux sont hors-service , il y a seulement trois cliniques dans toute la ville de Gaza qui arbitre 300.000 habitants et déplacés , dans chaque clinique , il a seulement cinq ou six médecins bénévoles débordés qui reçoivent
5000 patients par jour , sans de vrais médicaments à donner, ou des médicaments expirés.
Personnellement, je suis actuellement malade, je ne trouve aucun laboratoire pour faire des analyses ni pharmacie ni hôpital pour me soigner.
L'armée la plus morale au monde a assassiné 27.000 palestiniens de Gaza jusqu'à présent parmi eux 22.000 enfants et femmes, et en a blessé 70.000
Sans oublier, la destruction de presque 65% des infrastructures civiles.
Le problème que cette armée lâche et criminelle n'a réalisé aucun objectif fixé pour ce gouvernement d'extrême droite.
C'est de la folie meurtrière et l'impunité totale sans aucune réaction internationale officielle.
Les Palestiniens de Gaza, malgré leur colère et leur malheur apprécient beaucoup les manifestations de solidarité partout dans le monde pour dénoncer ce génocide répété et pour appeler à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza.
Quatre mois très difficiles pour moi et pour tous les habitants de Gaza avec des événements douloureux, ces quatre mois étaient tous terribles.
Le mois d'octobre 2023 , au début de l'agression, c'est vrai qu'il y avait des bombardements intensifs, mais j'ai été très occupé, j'accordais des interviews à des médias francophones , j'avais accès à internet et je donnais des témoignages quotidiens et des contacts réguliers avec les amis et les groupes de solidarité avec la Palestine dans le monde francophone , les marchés étaient ouverts et il y avait un peu de nourriture
Le mois de novembre dernier, la situation est devenue très compliquée, avec le début de l'opération terrestre, l'évacuation de ma famille au sud, et l'arrivée des chars dans mon quartier, j'ai été encerclé chez-moi dans mon quartier dévasté.
Le mois de décembre 2023 était un mois noir pour moi avec l'assassinat de mon frère et toute sa famille , la destruction de mon appartement et notre immeuble, et mon obligation de quitter mon quartier pour trouver refuge chez les proches.
Le mois de janvier 2024, a connu la poursuite des bombardements et l'arrivée des chars dans toute la ville de Gaza, et mon obligation de nouveau de chercher d'autres maisons pour y habiter.
Il y a beaucoup d'événements à raconter, j'aurais besoin des pages et des livres pour décrire notre quotidien très difficile sous les bombes et sous le choc avec cette situation humanitaire catastrophique et ce désastre sans précédent, et je ne crois pas encore que je suis toujours vivant, car je vois la mort mille fois par jour, même si je n'ai pas peur de la mort, cependant, je suis inquiet pour notre avenir.
L'aspect positif dans tout cela qui me rend fier de moi :
Je n'ai pas de haine
Amitiés palestiniennes de Gaza qui n'est plus Gaza
Et de Ziad qui n'est plus Ziad

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COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN
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lun.

15

janv.

2024

Je ne quitterai jamais ma ville natale Gaza et ma patrie la Palestine

Courriel de Ziad Medoukh le 10 janvier

 

Je ne quitterai jamais ma ville natale Gaza et ma patrie la Palestine

Malgré l'assassinat de plusieurs membres de ma famille -mon frère et mes cousins- pourtant fonctionnaires de l'autorité palestinienne- et la destruction de ma maison

Soit je meurs debout soit je vis dignement sur cette jolie terre de Palestine

Je resterai toujours à Gaza, même à côté des ruines et au milieu des décombres de mon immeuble détruit totalement

Malgré ma souffrance au quotidien et ma déchirure interne.

Ici notre terre ,nous ne partirons pas

Ici ma belle Palestine et ici ma jolie ville Gaza

Gaza la résistante, Gaza la dignité et Gaza la vie.

Amitiés palestiniennes de Gaza l'avenir et Gaza l'espoir.

 

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